Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France
inventaire préliminaire

Bretagne, Côtes-d'Armor

Erquy, Port-Blanc (le)

Four à boulets

Type de dossier : individuel Date de l'enquête : 2005

Désignation

Dénomination : four

Compléments de localisation

Référence(s) cadastrale(s) : 1810 A3 ; 1847 1014 ; 1987 AD ; non cadastré ; domaine public
Numéro INSEE de la commune : 22054
Aire : Communes littorales des Côtes-d'Armor
Milieu d'implantation : isolé

Historique

Commentaire historique : Les fours à boulets

L'usage des fours à boulets semble dater des environs de 1600, selon l'étude parue en 1911 dans "Le Fureteur breton". Le four à boulets du Fort-La-Latte est daté de 1689. Le four à boulets du Roselier serait plus tardif. Les études plus récentes (Guy Sallier Dupin contredisent cette première version.
Il subsiste encore trois fours dans la baie de Saint-Brieuc : Portrieux, Roselier et Erquy, réalises selon un plan-type, conçu par les services de l'artillerie royale.
Le four à boulets rouges situé au lieu-dit Port-Blanc ou Petit-Port, sur la côte nord est d'Erquy, est daté de 18ème siècle. Il a été construit entre 1795 pour défendre la rade d'Erquy, comme les sept autres fourneaux à réverbères, aménagés sur la côte nord bretonne, à la pointe du Roselier (Plérin), au Fort La Latte (Plévenon) et à Portrieux (Saint-Quay-Portrieux) et sur le rocher de la Conchée, disparu depuis 1944 (Saint-Malo) . Il a été restauré par la Société armoricaine de restauration en 1993, avec l'aide financière du Conseil général des Côtes d'Armor.
D'après le relevé exécuté par l'architecte Lestienne Brevet en mai 1951, en vue du classement du monument, il existait sur la sole, à hauteur de la grille du foyer latéral, un ressaut en fer qui stoppait les boulets dans les canelures. Les flammes du foyer pénétraient à angle droit dans le four, portant les boulets au rouge, puis se répandaient sous la voûte du four, avant d'être aspirées à son sommet par une cheminée prévue pour l'évacuation des gaz et des fumées.
Datation(s) principale(s) : 4e quart 18e siècle
Date(s) : 1795
Justification de la datation : daté par travaux historiques

Description

Commentaire descriptif : Petit édifice, sous la forme d'un cube irrégulier de 4 m de façade sur 2 m de hauteur et 6 m de côté (la façade arrière étant plus élevée de 50 cm), constitué de matériaux variés : grès, conglomérat, brique. La couverture est en pierre, chaux et coquillages, formant un toit terrasse légèrement incliné vers l'avant. Les pierres de taille qui encadraient la gueule du four ont disparu.
Face au four à boulets : 4 orifices sur la façade :
- Un orifice supérieur de droite : un regard aménagé pour permettre de surveiller l'opération et pour aider le passage du boulet rougi au seuil qui le retient devant la sortie.
- Un orifice inférieur de droite : trou de sortie du boulet rougi.
- Un orifice supérieur gauche : alimentation de la grille du foyer en combustible.
- Un orifice inférieur gauche : ventilation du foyer.
- Façade latérale gauche : cendrier au niveau du sol.
- Façade arrière : en surélévation, gueule de chargement du four, sur un plan incliné, constitué de 3 canelures
La goulotte de réception est un ancien fût de croix évidé. L'entrée des boulets était surmontée d'une cheminée. Sur le côté était aménagée une table pour poser les boulets. Des plaques métalliques fermaient toutes les ouvertures.

Ce four plus court que le four du type Meunier (4, 50 m), à réverbères, mais très semblable comme architecture, est très efficace pour le chauffage des boulets sur gril. La maçonnerie ordinaire contribue à le protéger des projectiles des agresseurs. Le four du type Meunier comporte un soubassement en maçonnerie, une sole inclinée en briques (ou en granite) à 3 ou 4 cannelures, 2 pieds droits et une voûte semi-circulaire en briques réfractaires qui assure le chauffage des boulets par réverbération ; un foyer est accolé au pied de la sole qui débouche, en partie haute, dans une cheminée. Ce four permet de chauffer au rouge en continu des dizaines de boulets en une heure.

La voûte du four est constituée de briques. La sole présente 3 cannelures larges permettant au boulet de rouler facilement. Elle est très inclinée vers l'avant.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : grès ; brique ; granite
Matériau(x) de couverture : pierre en couverture
Type de la couverture : terrasse
Dimensions : 400 la ; 600 l ; 200 h
Etat de conservation : restauré

Intérêt de l'oeuvre

Intérêt de l'oeuvre : à étudier
Observations : Ouvrage à étudier et à interpréter pour son intérêt patrimonial, l'intégrité de sa restauration et son unicité sur le site.

Situation juridique

Statut de la propriété : propriété de la commune

Vue générale du four à boulets d'Erquy


Documentation

Documents d'archives

Mairie d'Erquy. Cadastre 1846.

Bibliographie

SALLIER DUPIN (DE), Guy. La mer et la Révolution dans les Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1992, p. 206-221.

GAUDU, Georges. Fours à boulets. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc : Presses Bretonnes, 1967, p. 92-102.

ESCLAMANTI, Stéphane. Les fours à boulets rouges. In ARCHEAM. Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes maritimes, février 2001, 9, .

TIRET André, TIRET Jacqueline. Les fours à rougir les boulets construits en France entre 1793 et 1820. In ARCHEAM. Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes maritimes, mars 2002, 10, .

TIRET André, TIRET Jacqueline. Les boulets des îles de Lérins et de Bretagne. In ARCHEAM. Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes maritimes, février 2001, 9, .

JOLLIVET, Benjamin.Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 1.

GAUDU, G. Four à boulets. Saint-Brieuc : Société d´Emulation des Côtes-du-Nord, tome XCV, 1969, p. 53-79.



Annexes

  1. La construction du four à boulets d'Erquy

    L'ordre de construire sur les côtes de la Manche des "fourneaux à réverbère", pour rougir les boulets, est donné le 26 mars 1794 par Dalbarade, ministre de la Marine. Ils ont été conçus par le général Meunier, sous Louis XVI, mais peu mis en application jusqu'à la Révolution. La mise en exécution de ce programme est confiée à Jacques Piou, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et à François Piou, son fils pour le secteur de Saint-Brieuc. L'ingénieur Beaugrand des Ponts et Chaussées de Dinan eu la charge du site d'Erquy. Parmi les cinq premiers sites choisis, la Pointe d'Erquy recevait le premier four en briques, en grès rose et en poudingue (pierres trouvées sur place). Les pierres de granite encadrant les ouvertures étaient du réemploi. La brique de la voûte devait provenir de la Poterie en Lamballe ; cependant, les problèmes de livraison allait conduire à utiliser les carreaux de terre cuite du pavé de l'église paroissiale d'Erquy, pour faire le pied droit des voûtes, un fût de croix évidé de l'église de Plurien pour la construction des coulisses et la grille de fer du cimetière de cette même commune pour fabriquer des coins à fendre la pierre.
    Le bois nécessaire pour fabriquer des civières destinées au transport des matériaux, pour monter les échafaudages furent pris sur la propriété de Bien-Assis, devenue bien national. Jusqu'à sa vente au général Valletaux, elle servit à approvisionner l'armée et la marine, en bois de chauffage et en bois d'oeuvre. La construction du four à boulets devait s'achever pendant l'été 1794. Le chantier avait mobilisé 40 à 50 ouvriers de l'entreprise Guernion. Cependant, le four ne put être mis en service faute des ustensiles propres à son fonctionnement.

    Synthèse d'après le texte de Guy Sallier Dupin "La mer et la Révolution dans les Côtes-du-Nord", 1992.


  2. Les défenses de la rade d'Erquy (Guy Prigent)

    Les approches de la rade sont, en temps de guerre, surveillées par trois corps de garde et défendues par le fort du petit-Port ; mais l'insuffisance de cette défense a démontrée plusieurs fois ; en mai 1796, un convoi de 8 ou 9 voiles sous la conduite de la corvette « Etourdie » se vit contraint d´entrer dans le port d´Erquy où il demeura bloqué pendant trois jours par sir Sydney Smith qui commandait un vaisseau racé, un lougre et deux bricks. Le combat étant engagé le 4ème jour, la corvette mal défendue par le fort, ne put résister : elle perdit son capitaine et l´équipage fut contraint de gagner la terre en toute hâte après avoir mis le feu aux navires. Les Anglais prirent le fort et enclouèrent les pièces.

    Benjamin Jollivet « Histoire des Côtes-du-Nord », 1854.


  3. Les fours à rougir les boulets construits en France entre 1793 et 1820

    André et Jacqueline Tiret (auteurs)

    Notre première étude sur les fours à rougir les boulets, parue dans la revue ARCHÉAM n° 9, n'a traité que des neuf fours encore existant à ce jour en France.
    En fait, les fours ont connu un très grand développement à partir de 1803 après la dénonciation par l'Angleterre du traité d'Amiens.
    C'est la guerre ouverte qui contraint la France à renforcer de toute urgence les dispositifs de défense de ses côtes. Les tensions seront encore accrues en 1806 par la déclaration par Napoléon du blocus continental qui fermait les marchés du continent à l'Angleterre.
    Il est donc décidé d'installer des batteries sur tous les points exposés aux attaques anglaises et, corrélativement, de munir ces batteries de fours à boulets.
    Le général Meusnier a établi vers 1785 le plan d'un four à réverbération, capable de chauffer en continu les boulets à 800-900° ; il est agréé par le Comité Central des Fortifications qui chapeaute les diverses directions régionales.
    Sont ainsi pourvues de fours, les batteries installées sur les côtes de Boulogne, de Dieppe, du Havre, de Cherbourg, de St-Malo (La Conchée), de Brest, de Lorient, du Croisic, de Rochefort, de l'île de Batz (au nord de la Bretagne), de Belle-Île. Sur la côte méditerranéenne, les fours sont établis de l'embouchure du Rhône jusqu'à Savone (la République Cisalpine créée par Bonaparte est sous contrôle français).
    On construit donc de nombreux fours suivant le modèle du général Meusnier (il y en aura neuf à Belle-Ile).
    Mais ce type de four est coûteux : en francs d'époque, son prix est de 1600 F, celui d'un canon de 1500 F, un boulet vaut 3, 70 F et la charge de poudre 5 F.
    Ce prix élevé du four incite les constructeurs à proposer des variantes. C'est ainsi, à titre d'exemple, que furent essayés en 1779, une boîte métallique, en 1795 sur les côtes de Dieppe un four à réverbère réduit, en 1809, un four mobile, en 1810, un curieux four au fort Cézon à Brest, en 1810, des fours hémisphériques au Croisic, en 1811, un mur-four sans efficacité à Rochefort, en 1820, un four à réverbère petit modèle sur les côtes de Boulogne, en 1820, des fours-maisons sur l'île de Batz.
    Pour suivre les constructions et connaître leur efficacité, le Comité Central des Fortifications fait entreprendre en 1810 une enquête consistant en une mise à l'épreuve des fours. Ainsi sont contrôlés les fours construits sur l'impulsion de Bonaparte en 1793-94 sur la côte méditerranéenne dont ceux des îles de Lérins, les grils et les forges à soufflet de Cherbourg (1785), les fours du Havre (1793), les 9 fours de Belle-Île (1810) les fours du Croisic (1810).
    Le rapporteur du Comité constate que les résultats ne sont pas très significatifs : certains fours ont été chauffés avec du bois blanc peu sec (!) - c'est le cas de ceux construits sur la côte méditerranéenne - un autre four avec du bois de chêne (Belle-Île), un autre avec de la lande (1 charretée coûtant 3, 50 F) (sic), d'autres avec du charbon. Le calibre des boulets est différent, il est de 16 (diamètre 130 mm) à Cherbourg, de 24 (diamètre 150 mm) au Havre, de 36 (diamètre 170 mm) sur les îles de Lérins ! Les seuls résultats fiables qui ressortent de ces essais sont qu'on peut chauffer un boulet au rouge en 20 mn sur un foyer de forge avec du charbon activé par un soufflet, qu'il faut 1 h avec un four type Meusnier chauffé avec du bois de chêne ou de hêtre, 1 h 15 mn pour un four hémisphérique chauffé de même ; seul un four Meusnier, de longueur réduite, avec un gril en fer au lieu de coulisseaux (goulottes) en briques permet de chauffer un boulet en 30 mn.
    En conclusion, le Comité préconise l'utilisation d'une forge à soufflet pour répondre aux attaques brusques et rapides et d'un four type Meusnier pour d'éventuelles opérations d'envergure.
    Entre-temps, le général Bernadotte, général napoléonien qui deviendra roi de Suède, chef de l'armée des côtes de l'ouest de la France, avait ordonné de "tenir continuellement le feu" dans les fours sur les principaux points des côtes de Saint-Malo, Brest et Lorient pour "avoir toujours quelques boulets rouges à tirer sur les vaisseaux anglais qui se présenteraient". Cette mesure ne peut être mise en exécution en raison de l'énorme volume de bois à approvisionner.
    Bernadotte constate que l'air marin, les pluies et la chaleur dans les fours dégradent rapidement les parties métalliques, et que "le service des canonniers garde-côtes est toujours fait avec la négligence la plus coupable". Par ailleurs, les fours situés dans des lieux isolés sont pillés par les paysans (sic) pour récupérer les briques réfractaires, les portes métalliques, les ferrures et les grilles des foyers (le fer est très coûteux à cette époque).
    Mais le général observe que, d'après les quelques rapports dont il dispose sur les batteries, la fumée d'un four, aperçue par un vaisseau ennemi, a souvent suffi à décider l'agresseur à reprendre le large, ce qui confirme le rôle dissuasif des fours.
    Les batteries et leurs fours ont-ils soutenu des attaques anglaises ?
    L'absence d'archives ne permet pas de répondre précisément à cette question.
    En fait, il apparaît que les Anglais n'ont pas cherché à engager des opérations d'envergure, ni de sièges de forteresse, ni de débarquements sur les rivages français, comme l'attaque de Camaret en 1694 et celle de Saint-Cast en 1758. La présence des nombreuses batteries françaises et la redoutable armée napoléonienne enlevaient toute chance de succès à de telles opérations. En revanche, de petites attaques isolées, des actions de harcèlement brusques et rapides contre un vaisseau solitaire ou des convois marchands ont pu égrener la période révolutionnaire et l'Empire.
    Ainsi, il est probable que les batteries et leurs fours n'ont été que rarement mis en action.
    En 1820, le Comité Central des Fortifications lance une nouvelle enquête sur l'état des fours et leur efficacité.
    Le Comité constate que les fours construits, en assez grand nombre, sont très différents les uns des autres dans leurs formes et leurs dimensions, et que leurs plans n'ont pas été conservés ; en conséquence, les résultats des expérimentations sont imprécis et aléatoires.
    D'une façon générale, le Comité recommande d'apporter les corrections suivantes :
    - agrandir en hauteur la porte de surveillance du chauffage des boulets,
    - reculer la barre transversale (appelée heurtoir) d'arrêt des boulets pour que les flammes chauffent plus rapidement la voûte de réverbération,
    - rendre étanche à l'air les portes des ouvertures (avec de l'argile).
    Le Comité constate que les fours exécutés d'après le modèle du général Meusnier, dans différentes dimensions, sont en bon état et efficaces.
    Pour le futur, il recommande de construire des fours du type Meusnier modifié qui comporteront un foyer placé dans l'alignement de la sole, un gril décalé au-dessus de celle-ci, avec 2 heurtoirs entre lesquels on pourra placer une dizaine de boulets qui seront chauffés au rouge en une vingtaine de minutes.
    Après 27 ans d'histoire des fours (1793-1820), c'est le plus bel hommage qu'on pouvait rendre au général Meusnier, d'ailleurs contemporain du général Gribeauval qui mit au point l'artillerie de toute l'époque napoléonienne.
    1820 : le paysage géopolitique est changé, la paix est revenue en Europe. Napoléon est exilé à Sainte-Hélène sans espoir de retour.
    La royauté exilée ne fomente plus de coalition car elle est rétablie en France.
    L'Angleterre, par ses victoires d'Aboukir et de Trafalgar, a détruit les forces navales françaises et a maintenant la maîtrise des mers ; elle va développer son commerce maritime, la Lloyd's, assurance maritime anglaise à vocation internationale, va prospérer !
    En l'absence de menaces, les défenses côtières et leurs fours à boulets entrent dans une période de léthargie.
    Par ailleurs, l'artillerie lourde connaît des progrès rapides : la culasse ouvrante et le canon rayé permettent d'utiliser l'obus, plus performant que le boulet. Enfin, l'apparition du premier vaisseau anglais à coque blindée et propulsé par la vapeur va sonner le glas des fours à boulets qui seront déclassés en 1865.
    Il existait encore de nombreux fours à boulets en 1939, mais les bombardements destructeurs de la 2ème guerre mondiale, puis l'extension de l'urbanisme côtier, les détruisirent pour ne nous en laisser que 9 (4 sur les îles de Lérins et 5 sur la côte nord de la Bretagne, à La Latte, Erquy, Saint-Brieuc, Saint-Quay-Portrieux, Camaret) dont nous avons fait l'étude dans le précédent numéro 9 d'ARCHEAM.
    Ainsi se termine l'histoire peu connue de ces fours mais qui ressurgit dans l'expression populaire appréciée par les critiques vindicatifs qui, pour fustiger leurs adversaires, vont, sur eux, verbalement ou par leurs écrits "tirer à boulets rouges".

    (1) Belle-Île a été équipée de 9 batteries avec fours à la suite de sa longue occupation par les Anglais. Restituée à la France en 1763, elle était la seule île à disposer d'eau douce en abondance.
    (2) Expérience réalisée sur le four de Camaret ; le volume de bois de chêne utilisé a été de 1, 50 stères.
    (3) Le trône de Suède offert à Bernadotte contraria vivement Napoléon qui perdait ainsi un son meilleur conseiller militaire.
    (4) Exemples : devant Toulon, en 1793, la flotte anglaise détruit la flotte française et occupe la rade ; à Erquy (côte d'Armor) en 1793, des vaisseaux anglais détruisent dans le port un convoi de navires marchands et son escorteur, la frégate l'Etourdie ; devant Mesquer (au nord du Croisic), en 1801, les Anglais réussissent à capturer trois navires caboteurs français.


  4. Travaux réalisés sur le four à boulets d'Erquy, pour sa restauration, sous la direction de Dominique Ronsseray, architecte en chef des Monuments Historiques
    C'est à la demande du Conseil général des Côtes-d'Armor, que fut réalisée la restauration du four à boulets d'Erquy, à partir de l'étude de l'architecte Dominique Ronsseray.

    Le premier constat effectué en 1986 :

    - L'état des parties inférieures était correct, mais la couverture et les parties hautes de la façade sud et la cheminée avaient disparu
    - L'encadrement de pierre de taille de la baie façade ouest avait été arraché
    - Aucun élément de menuiserie n'était demeuré en place.
    - Comme pour le corps de garde, la disparition de la couverture entraînait des infiltrations d'eau dans les menuiseries.




Illustrations

Fig. 1
Extrait du cadastre 1810 : emplacement des défenses côtières d'Erquy, section A3
Fig. 2
Extrait du cadastre 1847 : emplacement des trois batteries et du four à boulets, section 1014 A
Fig. 3
Dessin descriptif d'un four à réverbère modifié, 1820 (André et Jacqueline Tiret)
Fig. 4
Dessin du four à boulets d'Erquy en 1951(Lestienne Brevet)
Fig. 5
Vue générale du four à boulets d'Erquy
Fig. 6
Vue d'ensemble de la façade latérale
Fig. 7
Le four à boulets d'Erquy, dans son environnement maritime
Fig. 8
Vue générale du four à boulets d'Erquy, façade et orifice sud
Fig. 9
Vue des deux façades avec leurs orifices
Fig. 10
Le four à boulets d'Erquy, dans son environnement maritime
Fig. 11
Aquarelle : Le four à boulets (Léon Hamonet)
Fig. 12
Huile sur toile : Le four à boulets (Yvette l'Héritier)
Fig. 13
Dessin : Aménagement du four à boulets d'Erquy,1951
Fig. 14
Le four à boulets d'Erquy : façade sud et est
Fig. 15
Orifice inférieur : sortie du boulet rougi dans la goulotte de réception (ancien fût de croix sculpté, évidé) et regard de contrôle
Fig. 16
Les trois canelures où roulent les boulets
Fig. 17
Dessin descriptif du fonctionnement four à boulets (Guy Sallier Dupin)
Fig. 18
Dessin descriptif du four à boulets
Fig. 19
Dessin : coupe longitudinale nord sud du four à boulets d'Erquy,1951
Fig. 20
Dessin du four à boulets d'Erquy, état en 1986 : façade nord et sud, (Dominique Ronsseray (architecte en chef des Monuments Historiques)
Fig. 21
Dessin du four à boulets d'Erquy, état en 1986 : façade est et ouest, (Dominique Ronsseray (architecte en chef des Monuments Historiques)
Fig. 22
Dessin du four à boulets d'Erquy : projet de restitution, 1986 (Dominique Ronsseray (architecte en chef des Monuments Historiques)

Voir

Erquy, Présentation de la commune d'Erquy
Erquy, Vallée Denis (la) ; Heussaye (la) ; Saint-Pabu, Corps de garde, blockhaus et sémaphore sur la commune d'Erquy

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire) / Conseil général des Côtes-d'Armor. Chercheur(s) : Prigent Guy. (c) Inventaire général, 2005. Renseignements : CID-documentation patrimoine, 6 rue du Chapitre, CS 24405, 35044 Rennes CEDEX, Tél. : 02-99-29-67-61. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (DRAC Bretagne) / Yves Godde (Ville de Lyon)