Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France
inventaire préliminaire

Bretagne, Côtes-d'Armor

Erquy, Pointe d'Erquy (la)

Sites archéologiques de la Pointe d'Erquy

Type de dossier : ensemble Date de l'enquête : 2005

Désignation

Dénomination : sites archéologiques

Compléments de localisation

Référence(s) cadastrale(s) : Plan terrier du Penthièvre, 1785 ; 1987 A
Numéro INSEE de la commune : 22054
Aire : Communes littorales des Côtes-d'Armor
Milieu d'implantation : en écart

Historique

Commentaire historique : Des recherches archéologiques ont été menées sur Erquy à partir des années 1967-1970 (équipe scientifique du Pr. Giot, de l'université de Rennes). Les fouilles ont permis de repérer :
- le fossé de Catuélan (- 2500 ans avant J.-C., âge du Bronze tardif)
- la Plaine-Garenne (- 2270 ans avant J.-C., milieu de "la Tène" de l'âge du fer)
- Le vaste camp gallo-romain dit de César
- les occupations gallo-romaines du Pussouër

En 1996, le Service Régional de l'Archéologie (SRA) recensait 43 sites archéologiques sur la commune d'Erquy, depuis la période néolithique, dont le dolmen de la Ville-Hamon (inscrit MS en 1980) et les talus traversant le cap du sud au nord (âge du Fer), la villa gallo-romaine "Le vieux puits", la stèle en grès de "Vieille Fontaine" et l'enclos de Tu-es-Roc de l'époque féodale.

Sur les plages, de nombreux débris de tuiles et de poterie datant de l'époque romaine sont visibles parmi les galets ou intégrés dans les ciments anciens. Ces éléments étaient-ils liés à des échanges commerciaux avec les pays anglo-saxons ou à la production de tuiles antiques au site de la Poterie vers Lamballe, riche en argile. Les nombreuses scories retrouvées sur la commune, attestent d'une activité métallurgique vraisemblablement issue de l'exploitation des poudingues ferrugineux (Lanruen, La Ville-es-Renais).

La présence de moellons en grès datant de l'époque gallo-romaine, vient confirmer l'exploitation ancienne de cette roche jusqu'aux temps présents (carrières industrielles au sud du cap et à la Fosse-Eyrand). Les roches gréseuses disponibles sur place en affleurements, en strates de surface ou inclinées en bord de mer, ont permis leur exploitation et leur transport par la voie maritime, plus facilement que d'autres roches locales (diorite, roches volcaniques de la Heussaye et de Caroual, poudingues ferrugineux). Une seule carrière de diorite a existé vers les Hôpitaux, dans les années 1960. La production des granulats était destinée à la construction des routes de la commune. C'est la sous-sol gréseux qui a donné son homogénéité au bâti de ce territoire. Les blocs de grès du dolmen de la Ville-Hamont provenaient de la Garenne d'Erquy.

Une épave de navire marchand datée du 2ème quart du 18ème siècle a été découverte en 2002 par un ancien pêcheur d'Erquy au port des Hôpitaux et fouillée lors d'une première campagne ces dernières années 2000 par les chercheurs de la DRASM. Cette épave présente des traces d'incendie. Elle a révélé une partie des bois d'architecture en orme ainsi que deux tonneaux en chêne contennant des mortiers de chaux. Le port des Hôpitaux actif depuis le 14ème siècle a connu une intense activité de cabotage du 15ème au 17ème siècle, perturbée par les guerres franco-anglaises. Cette épave de faible tonnage pourrait donc correspondre selon le CEDRE à un des caboteurs figurant dans les anciens registres du port. La date en 1681 du dernier cerne de l'échantillon du bois de chêne analysé, par le procédé de dendrochronologie (de la chronologie ErquyM3), a été retenue par les chercheurs avec un risque d'erreur très faible. L'utilisation de ce bois pour la confection des tonneaux a pu être réalisée après 1700. L'épave pourrait dater de la 1ère moitié du 18ème siècle.
Datation(s) principale(s) : Age du bronze ; Age du fer ; Antiquité

Description

Etat de conservation : vestiges

Intérêt de l'oeuvre

Intérêt de l'oeuvre : à signaler
Observations : L'intérêt du site archéologique d'Erquy est à signaler et à valoriser. L'épave des Hôpitaux est à étudier et à protéger.

Situation juridique

Statut de la propriété : propriété du département ; propriété de la commune

Vue générale du site des retranchements romains dans la Garenne d'Erquy


Documentation

Documents d'archives

AD Côtes-d'Armor : Plan terrier du Penthièvre, 1785, 1 E 494.

Bibliographie

GIOT, P. R., BRIARD, J. Les retranchements du Cap d'Erquy, fouilles de 1968 au Fossé de Pleine-Garenne. In Annales de Bretagne, Rennes : UHB, 1969, 76.

GIOT, Pierre Roland, BRIARD J., AVERY M. Les retranchements du cap d'Erquy. Fouilles de 1967 au Fossé Catuélan. In Annales de Bretagne, 1969, 75, p. 67-84.

CHAURIS, Louis. Draperies de grès rose dans les falaises d'Erquy. In Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc : Presses Bretonnes, 1998.

AMOUREUX, P., CLEMENT, J.H. La prospection archéologique en Haute-Bretagne, terroirs, territoires et campagnes antiques, l'implantation humaine de la Proto-Histoire dans le Penthièvre littoral. In Revue archéologique de l'Ouest, 1991, 4.

LE GAL LA SALLE, Jean-Pierre. Notice historique sur la garenne d'Erquy. Manuscrit, 1985.

VIEELEROBE, A. Erquy, notes historiques et archéologiques. Rennes : Imprimerie Simon, 1975.



Annexes

  1. Les anciennes salines d'Erquy

    Le procédé de fabrication du sel faisant appel au lessivage des sables salés fut assez répandu sur la côte de Manche Ouest. Cette technique fut pratiquée sur les franges de la baie de Saint-Brieuc, sur les rivages du pays de Lancieux, de Ploubalay et de Saint-Briac. La technique "ignigène" qui consistait à réduire la saumure par le feu, perdura parfois jusqu'au 19ème siècle.

    La fabrication du sel par la technique du lavage du sablon dans l'anse d'Yffiniac, a fait l'objet de quelques descriptions au 19ème siècle. Cette dernière consistait à ramasser les sables salés sur les grèves à l'époque propice (à partir du mois de mai jusqu'en septembre). Au préalable dés le mois d'avril, les sauniers passaient la charrue sur les parcelles de grèves, afin que le sol s'imprègne mieux lors des grandes marées. Puis ces sables salés étaient lavés sur un filtre, afin d'obtenir une saumure. Cette dernière, lorsqu'elle était suffisamment concentrée par plusieurs opérations successives, était alors traitée par cuisson sur des fourneaux en terre, dans des récipients appelés "plombs", permettant ainsi la cristallisation du sel. Les sels étaient ensuite égouttés et séchés dans des paniers avant d'être commercialisés. Ces opérations de cuisson avaient lieu à l'intérieur de la "saline", construction sommaire ou cabane, établie près des grèves.
    A Langueux, dans les années 1830-1840, ces bâtiments sont décrits comme composés d'un rez-de-chaussée et de murs élevés à 3 mètres, surmontés d'une toiture très escarpée, légèrement couverte en genêt, afin de laisser sortir la fumée des chaudières, placées dans un pignon sans cheminée.

    La maison des salines

    En marge du bourg d'Erquy, se trouvait jadis une maison appelée "la Saline", citée dans les textes de l'Ancien Régime, sans que cependant rien n'indique que cette dernière soit liée à cette activité ; ce toponyme pouvant aussi évoquer le souvenir d'une ancienne saline. Dès 1639, cette maison était en ruine, et plus tard, suivant l'aveu de 1690, elle fut la propriété de Marguerite Eveillart et relevait comme rente féodale de la tenue de la Forge. L'ensemble de cette propriété relevait au titre de cette tenue, d'une part dans les mouvances proches de Lamballe, et par ailleurs, de la seigneurie de Bien-Assis. En effet, il faut préciser qu'à cette époque, une grande partie des marais était regardée comme étant dans les mouvances proches de la seigneurie de Lamballe, qui en afféagea unr partie en 1714. Ce quartier des salines existe toujours, il est en effet situé au carrefour des rues de la Saline et de la Corniche.

    Les salines du marais de la Bouche d'Erquy

    La Bouche d'Erquy est constituée principalement par l'estuaire de l'Islet délimitant les paroisses d'Erquy et de Plurien ; s'y ajoutait jusqu'au 19ème siècle, l'embouchure du petit ruisseau de Saint-Symphorien, qui séparait Plurien de Pléhérel (cadastre de 1810-1811). Cette vaste étendue de marais est quasiment fermée par un éperon dunaire, autrefois appelé La pointe aux Roseaux.
    Dés le 15ème siècle, quelques archives permettent d'affirmer la présence de salines en Erquy et probablement en Plurien. Comme de nos jours, ces marais étaient traversés par divers sentiers qui permettaient de passer des Hôpitaux au bourg de Plurien, en longeant la Roche du Marais et en empruntant le Chemin des Salines.
    La mention la plus ancienne concernant les salines de la paroisse d'Erquy, se trouve dans un "minu" de 1439.
    En janvier de cette année 1439, Gilles de la Chetaye fournit à la cour de Lamballe, le minu du rachat des terres jadis possédées par son beau-père, Pierre de la Motte. Selon ce minu, ce dernier détenait en Erquy, le domaine de la Moinerie, les salines de la Moinerie situées près de la Vallée et le tiers d'une dîme courant sur Lanruen et de même en Hillion, la tenue de Belleville.
    Un peu plus tard, en 1473, Bertrand de la Chetaye fournit aveu pour le manoir, domaine, colombier et dîmes de la Moinerie en Erquy. L a Moinerie, située près des Hôpitaux, fut une ancienne dépendance de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois avant de devenir maison noble relevant de Lamballe. Cette abbaye posséda jusqu'à la Révolution, l'îlot Saint-Michel et s'il est possible que les salines furent créées sous son impulsion, il n'en est fait aucune mention dans son cartulaire. Il y a tout lieu de penser que la "Vallée" mentionnée dans le minu de 1439, désigna ce qui fut souvent appelé la Vallée-Denys près de la Bouche d'Erquy.
    En 1534, un certain Jacques de la Chetaye, possédait en plus de la Moinerie d'Erquy, la maison noble de la Salle en Plurien. Plus tard, en 1555, Jacques Rogon, sieur de la Ville Rogon (Erquy) et de la Salle, rendit aveu à Lamballe pour "la maison de la Moinerie, avec colombier, salines, 20 journaux de terre dépendantes de la dite maison, un trait de dîme courant sur Lanruen" ; ce dernier avait épousé Marguerite, sœur de Jacques de la Chetaye et héritière de la Moinerie et de la Salle. Plus tard la Salle transmis ses biens aux Le Fruglays de Lourmel qui les possédaient en 1666 et les tenaient encore en 1785.

    Hypothèse : à part les quelques mentions dans les textes des 15ème siècle et 16ème siècle, on ne sait que très peu de choses sur ces salines ; néanmoins le souvenir de cette activité était révélé par une vieille rente, du reste probablement caduque, jusqu'à la veille de la Révolution. Le cadastre du Penthièvre indique la présence, sous la maison de la Côtière, d'une pièce de terre nommée la Saline, pour partie en marais, sur lequel était dû un quart de sel par les enfants de François Cornillet à Jean Charles Le Fruglays de Lourmel.

    Les aliénations du marais d'Erquy

    La volonté d'emprise du domaine terrestre sur le domaine maritime a souvent suscité au cours des temps des tentatives d'assèchement de ces milieux naturels si riches, qu'il faudrait préserver. Le marais de la Bouche d'Erquy, comme l'anse d'Yffiniac n'échappa pas à la règle. Le marais de la rive gauche de l'Islet (en Erquy, où se trouve la parcelle nommée "saline"), dut être poldérisé entre 1785 et 1810, à en juger par les plans cadastraux et le mur toujours existant. Cette partie est à nouveau en exploitée marais et prés-salés.
    Les habitants de Plurien considéraient leur partie du marais, comme étant leur propriété depuis un temps immémorial. Aussi, lorsqu'une demande de concession du marais et un projet d'endiguement furent demandés par un particulier de Matignon, ayant soumissionné le marais de Port à la Duc, la commune de Plurien connut de 1827 à 1848, une grande effervescence. Les élus de Plurien argumentèrent de la nécessité de garder le marais qui servait de pâturage pour les animaux et à l'extraction de la marne pour fertiliser les terres ; de plus ces étendues de marais et herbus fournissaient les "joncs" et plantes marines servant de litière à leurs animaux et les paysans y ramassaient des goémons et autres algues marines, pour amender leurs terres. Devant une telle réticence, le projet de concession du marais fut abandonné. Des projets plus contemporains furent relancés par le syndicat chargé du développement touristique des communes voisines de Sables-d'Or-les-Pins, pour endiguer le marais et aménager un plan d'eau pour les activités nautiques et balnéaires. Ces projets trouvèrent toujours jusqu'à présent des oppositions locales et plus récemment du département, soucieux de préserver ces zones humides, riches de biodiversité.

    Synthèse d'après les travaux de recherche de Jacques-Henri Clément, 2004. Sources archivistiques : AD 22, sous-série 1 E.


  2. Archéologie d'Erquy : (Guy Prigent)

    Les vestiges gaulois :

    Les retranchements du cap d'Erquy se composent d'un éperon barré de deux remparts sub-parallèles, distants en moyenne de 450 m (fouilles en 1967-1968, Giot).
    Le retranchement externe le plus important est dénommé "Fossé de Pleine Garenne" parfois transcrit "Pleine Garenne". Son talus est dédoublé sur presque toute la longueur du cap. Le retranchement le plus occidental est le "Fossé Catuelan", qui barre le cap de la station de sauvetage au vallon du Pissot. Distant de l'extrême pointe de 400 m, il protège une superficie d'environ 15 ha, Giot.
    Celui-ci est formé par un talus unique, précédé d'un fossé peu profond et d'une petite contrescarpe (à l'origine 2 parement en pierres avec un noyau de 10 m de large). Des charbons de bois dispersés ont été datés du 6ème siècle avant J.C. En 320 avant J. C., le retranchement extrême fut remplacé par le fossé de Pleine Garenne, portant la zone protégé à 35 ha. Ce nouveau talus, assez étalé, n'était précédé à l'origine d'aucun fossé, et est amassé autour d'un noyau central de pierres de 4 m de profondeur. Ces pierres sont appareillées en façade et garnies d'un empoutrage de pièces de bois croisées. Un incendie ayant transformé ce bois en charbon a permis de les trouver en place.

    Le Pussoué, centre des vestiges archéologiques :

    Le Temple du Pussoué fut découvert en 1780 : construction gallo-romaine contenant une mosaïque formée de petits cubes de couleurs noir et blanc. On a également trouvé dans ce village des brique romaines, des tuiles à crochet, des médailles antiques et des monnaies à l´effigie d´empereur. la description de ces briques précise une « pâte très serrée, de grain fin. L´une des faces porte des dessins géométriques bleus et roses ». Au 18ème siècle, le Pussoué se composait d´un groupe de 8 maisons disposées à l´est et à l´ouest du chemin Gault (actuelle rue des Plages Sauvages) et de la rue des Hôpitaux (rappel des moines de l´ordre des Hospitaliers de Saint-Jean). Le Pussoué était traversé par un ruisseau alimentant au 18ème siècle le seul lavoir de la paroisse, connu sous le nom de lavoir de Pont-Pezan. Quelques éléments intéressants du bâti : la maison du cabernet du 1er quart du 17ème siècle (l´ombre d´un oiseau se projette sur le mur selon la position du soleil) ; la maison du Pussoué-Le Roux-Quemper date du 17ème siècle. Elle comprenait un fournil au 18ème siècle. C´est dans le jardin de cette maison que furent trouvées des mosaïques romaines.


  3. Archéologie de la Garenne

    La Garenne, de l´ancien mot « guérane », tire son nom du fait que cette vaste étendue de landes appartenait, au Moyen-Age, au comte de Penthièvre, seigneur de Lamballe, et constituait une de ses principales réserves de chasse. Cette garenne comprenait alors tout le territoire compris entre la mer (à l'ouest la rade d'Erquy, au nord le chenal d'Erquy, à l'est la bouche d'Erquy) et au sud le chemin des Hôpitaux au Val, puis le ruisseau du Val au Marais. La garenne du Moyen-Age, 500 hectares environ, était donc deux fois plus étendue que celle du début du 19èle siècle, 240 hectares en 1830.

    La partie nord-ouest de cette garenne, aujourd'hui "cap d'Erquy" (le Crève-Coeur, la Tannière à la Louve, l'Hermitage, les Cannibaux) a longtemps été appelée "le Camp des Romains" (1787) ou le "Camp de César" (19ème siècle). Les érudits du 19ème siècle qui situaient à Erquy le port romain de Réginéa, furent également persuadés que les romains avaient établi un "oppidum" ou camp militaire retranché à l'extrémité nord-ouest du cap.

    Les études récentes de M. Sancier (1964), les fouilles des étudiants de l'université de Rennes (1967 et 1968) sous la direction des professeurs Giot et Briard, les travaux de Loïc Langouët (CNRS, 1974), ont mis en évidence que les quelques vestiges gallo-romains observés à la fin du 18ème siècle, au 19ème siècle et en 1962 (Méchain et Raffray) ne pouvaient être l'important port de Réginéa, ou mieux, Réginca de la table de Peutinger. Les retranchements de la garenne d'Erquy, aujourd'hui très visibles, étaient antérieurs à l'époque historique.

    Le résultat des fouilles de 1967 et de 1968 a prouvé que le "Fossé de Catuelan", le plus au nord-ouest, protégeant une zone de 15 hectares, est le plus ancien et date de 550 ans environ avant J.C., mais fut édifié sur un sol déjà occupé au néolithique (2500 ans avant J.C.). Le "Fossé de Pleine-Garenne", le plus sud-est est plus récent, et date de 300 ans avant J.C. Il protége une zone de 30 hectares environ. Cependant, il n'est pas impossible de penser que ces retranchements furent réutilisés et occupés de façon épisodique, à des époques postérieures. D'abord par des indigènes cherchant à se défendre contre les Romains, lors de la conquête de la Gaule, puis par les Gallo-romains contre les pirates Anglo-saxons. Le cap jouait alors un rôle d'observatoire fortifié. Puis par les Saxons eux-mêmes, aux 9ème et 10ème siècles, à l'époque où il dévastèrent le littoral nord de la Bretagne.

    C'est dire le rôle stratégique de la garenne. Comme de nombreux autres points de la côte (plage des Sables d'Or), la garenne d'Erquy fut occupée par les Gallo-romains. On a trouvé en 1886, au milieu d'un résidu de cendres, dans une carrière de la plage Saint-Michel (près de Follet ou du Rocher aux Avirons), un très beau bronze représentant un cerf debout, exposé aujourd'hui au musée de Louvre.




Illustrations

Fig. 1
Plan Terrier du Penthièvre, 1785 : Pleine Garenne : Camp retranché des Romains
Fig. 2
Cadastre 1846 : le puits de Catuélan
Fig. 3
Vue générale du site des retranchements romains dans la Garenne d'Erquy
Fig. 4
Le site du port de la Bouche (appelé port de l'Anneau au 18ème siècle) ou port des hôpitaux aujourd'hui : lieu du naufrage de l'épave d'Erquy découverte en 2002
Fig. 5
Carte des sites archéologiques de la pointe d'Erquy
Fig. 6
Carte des sites archéologiques de la pointe d'Erquy
Fig. 7
Le Fossé de Pleine-Garenne
Fig. 8
Détails : le Fossé de Pleine-Garenne
Fig. 9
Détails : le Fossé de Catuélan

Voir

Erquy, Présentation de la commune d'Erquy

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire) / Conseil général des Côtes-d'Armor. Chercheur(s) : Prigent Guy. (c) Inventaire général, 2005. Renseignements : CID-documentation patrimoine, 6 rue du Chapitre, CS 24405, 35044 Rennes CEDEX, Tél. : 02-99-29-67-61. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (DRAC Bretagne) / Yves Godde (Ville de Lyon)